L'église St-Symphorien

Elle est belle, élancée et paraît très jeune pour une église : c’est qu’il ne lui reste pas grand-chose de ses anciennes origines, à part la base du clocher qui date du XIIᵉ siècle et qui est inscrite à l’inventaire des monuments historiques.

Eglise de WitrySes dimensions furent autrefois plus modestes : un simple vaisseau primitif composé de trois nefs.

Puis au XIIᵉ siècle, sa tour fut édifiée ainsi que la première travée centrale du transept.

Le XIVᵉ siècle fit subir à l’église une nouvelle transformation. On ajouta deux chapelles qui formèrent les bras du transept. Puis vint la construction d’un chœur et d’un nouveau sanctuaire.

Au XVᵉ siècle, on ouvrit ses murs pour établir une chapelle à la VIERGE et une à SAINT ÉLOI. Ses nefs latérales et son portail datent du XVIIᵉ siècle. Des archives de 1683 indiquent la présence de cinq autels.
Outre les chapelles de la VIERGE et de SAINT ÉLOI, il y avait aussi une chapelle SAINT JEAN-BAPTISTE renfermant les fonds baptismaux et une autre de SAINT NICOLAS. Mais en 1774, il n’y avait plus que trois autels comme de nos jours.

Sur la tour s’élevait une flèche très élancée, entourée de quatre clochetons. Elle fut frappée par la foudre le 26 juillet 1851 et fut refaite à neuf, mais la foudre frappe de nouveau le 21 mai 1864.

En 1875, la "Fabrique" (conseil paroissial) de Witry, encouragée par l’abbé DESSAILLY, envisageait d’agrandir l’église, mais le projet échoua.
Quinze ans plus tard, en 1890, un prêtre remarquable fut nommé à Witry : l’abbé BONNAIRE né à Tagnon en 1842.
Il eut comme projet de transformer l’église et en 1893, le chantier commença. Les travaux durèrent un an et en 1894, elle fut consacrée par Monseigneur LANGÉNIEUX. Pendant la construction, il n’est pas tombé une goutte d’eau.
Puis vint la première guerre mondiale de 1914 !
L’église dut subir les tirs de l’artillerie française et les Allemands firent sauter le clocher qui servait de point de repère à notre armée.
La mutilation fut presque totale, il ne restait que quelques pans de murs.

Après la guerre, sa reconstruction fut très lente ; un baraquement servait de chapelle.
Le 21 février 1932, trois superbes cloches, parées comme des mariées, furent baptisées par Monseigneur SUHARD, assisté de Monseigneur NEVEUX.

La première cloche s’appelle EMILIENNE-JEANNE, pèse 684 kg et donne le son : sol.

Son parrain est Monsieur Emile BARBRY.

Sa marraine est Madame Jeanne GUYOT.

La deuxième cloche s’appelle RENÉE-MARIE, pèse 482 kg et donne le son : la.

Son parrain est Monsieur René PAGE.

Sa marraine est Madame Maire HANS.

La troisième cloche s’appelle ALBERTINE-LUCIE, pèse 326 kg et donne le son : si.

Son parrain est Monsieur Albert BUNEAU.

Sa marraine est Madame Luce BOUCTON.

L’église fut rendue au culte en septembre 1928 mais son achèvement ne fut total qu’en 1939.
Quelques années plus tard, le 30 août 1944, les cloches carillonnèrent pendant deux heures pour la libération de Witry, après cinq années douloureuses de la deuxième guerre mondiale. Cette fois, notre village ne connut pas la destruction. Le 21 avril 1946, Paul CATTET célébrait sa première messe au milieu des siens.

Texte extrait du livre Il était une fois… Witry-lès-Reims de Marie-Thérèse WATELET et Nadine LOILLIER en vente en mairie.